C’est le candidat que l’on attendait le moins de cette élection présidentielle de 2012, et pourtant Jacques Cheminade n’en est pas à sa première candidature à une élection présidentielle. Déjà présent en 1995, il affiche aujourd’hui une certaine tranquillité qui se dégage notamment de son look de campagne.
Cela peut paraître assez surprenant, mais Jacques Cheminade affiche exactement les mêmes codes politiques que le candidat Nicolas Dupont-Aignan. A savoir le costume et la chemise claire, et systématiquement ils vont mettre une touche de bleu dans leur silhouette. Donc si ce n’est pas la cravate ce sera la chemise bleu ciel. Une couleur qui peut signifier notamment un certain apaisement dans son discours.
Quant à sa chevelure grisonnante, elle lui permet d’afficher une certaine assise face à ses détracteurs qui jugent souvent ses propos fantaisistes. Un parcours de vie qu’il affiche et qui lui permet notamment d’être entendu et écouté d’une façon plus posée.
Jacques Cheminade porte également des lunettes à verres percés, un accessoire indispensable pour appuyer son discours car elles lui donnent un air sérieux et réfléchi.
Finalement, son image affiche une certaine tranquillité politique, non seulement par son expérience mais également par ses convictions politiques et les idées qu’il défend. Son credo : assainir le système financier débridé qui a causé la crise, et provoquer un sursaut humaniste dans notre société. Des convictions qu’il défend d’une manière beaucoup plus posée.
De tous les candidats à la présidentielle, Eva Joly est très probablement la candidate qui a le look le plus marqué de par ses lunettes rouges, qui n’ont pas manqué de commentaires, moqueries ou d’analyses, poussant ainsi la candidate à en faire un des symboles de sa campagne des primaires au sein du partie écologiste.
Mais aujourd’hui Eva Joly sait que son look ne doit pas prendre le dessus sur son discours, et tente de plus en plus de faire oublier ses lunettes rouges.
Eva joly, la juge autoritaire
Aujourd’hui, l’image d’Eva Joly est en train de complètement se transformer. Elle nous avait habitués à une image très dure d’elle-même, notamment due à son passé de juge mais également à ses petits coups de gueule, et suivait un chemin où on ne faisait aucun virage, aucun arrêt.
Mais cela lui a joué des tours, notamment lorsqu’il y a eu des négociations avec le parti socialiste, elle s’est totalement mise en retrait alors qu’elle représentait bien son parti Europe Ecologie.
Aujourd’hui, Eva Joly travaille avec toute son équipe de communication afin d’adoucir son image, et montrer que c’est aussi une personne qui défend ses idées et ses convictions, et qu’elle peut également être dans la négociation parce que c’est aussi comme ça que l’on avance en politique. Savoir négocier pour mieux avancer sur son terrain de prédilection.
Pendant toute la campagne des primaires on ne connaissait Eva Joly que par ses lunettes rouges. Une image qui est allée beaucoup trop loin car on ne l’associait plus à ses idées mais uniquement à cet accessoire.
En ayant pris conscience de ce problème, tout doucement elle va les faire oublier pour mettre en avant ses idées et non son look.
Eva Joly change de look...
Donc aujourd’hui elle arbore une nouvelle coupe de cheveux beaucoup plus souple, on distingue quelques touches de maquillage, un air plus souriant et elle retire quasi systématiquement ses lunettes lorsqu’elle s’adresse aux journalistes.
Non seulement les lunettes sont en train de disparaître mais Eva Joly tente également de mettre de côté son air de juge autoritaire qu’elle draine auprès des français, pour un air beaucoup plus doux et dégager beaucoup plus de féminité qu’auparavant.
Finalement, je n’ai pas de conseils particuliers à donner à Eva Joly puisque justement elle a su se ressaisir au bon moment, c’est à dire qu’aujourd’hui elle est en train d’adoucir son image et c’est juste ce qu’il fallait pour que ses idées soient entendues.
Quand ces derniers mois, il a troqué son costard/nœud pap’ pour le pull gris/baskets, ça a fait couler autant d’encre (allez, presque) que sa gueulante chez le Roi. Le patron du PS n’a pas toujours eu cet uniforme que le monde entier nous envie. Avant 1982, il portait des cravates, comme tout le monde. Mais c’est un nœud papillon qui lui est tombé sous la main dans l’armoire, le matin du jour où il a été élu pour la première fois au conseil communal.
« Au tout début des années 90, confie un membre de sa garde-robe rapprochée, je me souviens qu’il n’avait que des costumes flashy. Turquoise, fuchsia, moutarde ! On les avait numérotés de 1 à 30 et tel jour, pour telle occasion, on disait : aujourd’hui, le 15 ! A l’époque, il était eurodéputé, ministre de l’Education et clairement, il devait se faire remarquer. Aujourd’hui, il n’a plus besoin de ça et il est revenu à des tenues beaucoup plus sobres, des complets-vestons bleu marine, sur chemise blanche et nœud uni. Il a évolué, sa situation a évolué. Logique que sa garde-robe ait évoluée. »
La Française Caroline Baly est conseillère en image depuis 2001 au sein de sa société Image Nouvelle. Décrypter le look des hommes politiques la passionne et elle s’y est récemment adonnée dans les pages du Figaro et du Nouvel Observateur. Cette fois, elle se penche sur l’homme au nœud papillon... « Très surprenant votre nouveau Premier ministre ! C’est drôle car je l’ai découvert jeudi soir dans la presse française et Le petit journal de Yann Barthès sur Canal+ (cf. p. 53). Son look est étonnant dans le sens où il n’adopte aucun code actuel des hommes politiques. Il a une coupe de cheveux romantique, une veste épaulée lui donnant un côté rétro et ce nœud papillon qui n’est pas dans les tendances actuelles. Mais c’est justement ce décalage qui lui permet de rassurer les gens dans cette crise, car ce look montre qu’il n’est pas du tout dans la tendance ; il arbore un style des années 80. La répercussion de tout ça montre une certaine constance. Une personne qui se concentre sur le fond et pas la forme. Et en même temps, ça lui aura permis de se faire remarquer plus que la normale... Finalement, son originalité, devenue une habitude par facilité, est désormais sa marque de fabrique. A quand la tendance chez nos hommes politiques français ? » J.H.